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L’édifiant plaidoyer pour la viande du ministre belge de l’Agriculture

Le 20 mars dernier, Journée internationale SANS viande, Willy Borsus, ministre belge de l’Agriculture -entre autres, mais c’est ce qui importe ici-, s’est fendu d’un ahurissant communiqué de presse, publié sur son site. Enfin, on ne reste ahuri qu’un moment, ce sentiment cédant rapidement la place à l’énervement, voire la fulmination…

Si vous êtes de trop bonne humeur après une Pâques chocolatée à souhait, et que vous considérez qu’il faut absolument remédier à cet état, voici le lien vers ce catastrophique déferlement de lieux communs, clichés et claironnants appels à mettre votre santé en péril et à fermer les yeux sur l’ensemble des conséquences de la surconsommation de viande, pourvus que vos assiettes en débordent.
http://borsus.belgium.be/fr/9-bonnes-raisons-de-manger-aussi-de-la-viande

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Le nombre de contre-vérités ou de semi-vérités contenues dans ce communiqué en fait un véritable cas d’étude… du syndrome de la mauvaise foi, de ce que certaines personnes sont prêtes à faire pour préserver des acquis économiques sans se soucier des impacts, et accessoirement de ce que les politiciens acceptent de faire perdurer et de nous faire gober (au sens propre et au sens figuré !) quel qu’en soit le coût à moyen terme. Voire à court terme, car nous savons aujourd’hui que la situation est grave et que ceux qui l’affirment ne sont ni de faux prophètes ni des alarmistes, quoiqu’en pensent d’autres politiciens de génie, comme Sarah Palin par exemple, sans vouloir nommer personne…

Les réponses ne se sont pas faites attendre, et je ne vais pas vous faire subir les 9 points un par un alors qu’ils ont été très bien déconstruits par d’autres (voir par exemple http://www.unjoursansviande.be/communiquedepresseborsus.html).

Cependant, pour vous donner une idée du niveau et parce que j’ai besoin de réagir un tout petit peu sous peine d’ulcère, voici un petit bouquet garni de perles nourries au fumier, avec ogm ; un nouveau genre de jeu des sept erreurs…

“On ne consomme pas trop [de viande] (il faut reconnaître que la consommation a baissé de moitié en 30 ans). Il y a sans doute eu parfois des excès mais c’est rectifié et il faut maintenir le niveau actuel.” Il le faut, c’est compris ? Et peu importent les études scientifiques menées partout dans le monde et qui relient directement la consommation de viande et son augmentation constante à celles des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité, certains cancers, le diabète etc.

“L’homme est un omnivore et sa physiologie nécessite la consommation de viande. Ainsi, il a besoin d’apport en fer, en protéines et en acides aminés, que seule la viande peut lui apporter en quantités et en qualités ad hoc.” Une affirmation qui nécessiterait un plus large article sur la question de la physiologie de l’homme, sur son évolution dans le temps et son soi-disant et par conséquent besoin de viande, mais pour l’essentiel, contentons-nous de rappeler que la physiologie de l’homme se rapproche plus du singe que du lion, et que des dizaines d’études et des centaines de milliers de personnes démontrent que le régime végétarien n’entraîne aucune carence, contribue à une meilleure santé et une plus grande espérance de vie.

“D’ici 2050, nous serons face à la nécessité de nourrir 9,5 milliards d’individus. La viande est indispensable si l’on veut contribuer à participer à ce défi et à fournir une alimentation équilibrée et saine à ces gens.” La phrase souvent citée qui résume le plus simplement la situation actuelle est que si nous ne modifions pas notre mode d’alimentation, il faudra 2 planètes pour nourrir l’ensemble de la population d’ici 2050; ce qu’aux dernières nouvelles, nous n’avons pas sous la main… Tandis qu’avec un régime végétarien, on nourrirait en effet la population mondiale correctement. Mais Monsieur le ministre doit savoir quelque chose que tout le monde ignore…

“Le développement de la production de viande peut s’opérer en veillant à gérer de manière durable les ressources fondamentales que sont l’eau et le sol, et donc apporte sa contribution à la lutte contre les changements climatiques.” Je ne sais même pas quoi dire, c’en est presque magnifique tellement c’est honteux de dire des choses pareilles ; quelqu’un peut-il m’expliquer par quelle logique le ministre passe de la première phrase à son « et donc » ?

Et enfin, le tellement triste paragraphe sur ce pauvre « Blanc bleu belge », un animal génétiquement modifié, qui souffre d’hypertrophies musculaires, fait plus peur à voir que Schwarzie en string, est gavé d’antibiotiques, et ne peut même plus vêler sans césarienne : “Cette viande est excellente pour la santé puisqu’il s’agit de la viande rouge la plus maigre. De même, elle est environnement-friendly.” Bouhouhooooo…

Communiqué Willy Borsus
Après avoir relu ce communiqué pour en retirer sa substantifique moelle, de bœuf évidemment, je me sens comme le fakir débutant qui s’est allongé volontairement sur un lit de clous… Omissions, chiffres tout à fait inédits trouvés je ne sais où, raisonnements biaisés, incohérences, bref, je m’arrache les cheveux, ce qui ne sert à rien certes, mais que faire ?

Comment espérer que la situation progresse et que nos gouvernements prennent en compte tous les facteurs essentiels dans la lutte pour le climat d’abord, mais aussi pour la santé de leurs citoyens, le bien-être de la population, le respect de la vie, de l’environnement, des ressources et oui, oui, des animaux, si certains d’entre eux peuvent encore user de leur légitimité pour exprimer des vues pareilles ?

Une page d’espoir s’impose… A New-York, 18 jours avant la Journée internationale sans viande, tandis que Monsieur Borsus rédigeait sa déclaration, Paul McCartney prenait la parole au Bloomberg Philanthropies, en amont et en préparation de la COP qui se tiendra à Paris au mois de décembre. McCartney, qui a lancé le mouvement du Meat Free Monday, aussi connue sous le nom de Journée sans Viande et suivi par des centaines de milliers de personnes aujourd’hui, s’exprimait devant des experts sur l’évolution du climat et des représentants des Nations-Unies.

Voici un court montage d’extraits de son discours, qui ne dure qu’une minute :
https://youtu.be/1E1NDjltMvk

En quelques mots, il présente la campagne qu’il mène depuis des années en Grande-Bretagne, et les effets qu’elle a sur l’impact carbone de tout un chacun, la santé, l’environnement et la condition animale, ainsi que sur l’envie que nous avons tous, je le crois aussi, de faire quelque chose, d’agir pour le bien de notre belle planète. Peu de mots, mais qu’il pourrait tous étayer par un tel nombre d’études rédigés par des regroupements d’experts, des universités, des associations etc., qu’il n’y a guère besoin d’en dire plus. Des faits, c’est tout.

J’en oublierais presque la lecture que je viens de subir…
Willy Borsus communiqué

P.S.: Pour ceux d’entre vous que cela intéresse et qui n’ont pas peur des recettes en anglais (si vous en voyez une qui vous tente et que vous aimeriez que je vous la traduise, n’hésitez pas, je serais ravie de le faire !), voici le lien vers le site du Meat Free Monday : http://www.meatfreemondays.com/

P.P.S.: Un grand merci à Julie, qui a apporté ce communiqué et la réponse de l’association belge unjoursansviande à mon attention. Et un grand merci à vous tous pour votre présence et votre soutien. A bientôt !

Ma vie de veggie: est-ce que la viande me manque ?

Il serait trompeur, et risqué, de croire qu’à l’instant où vous prendrez la décision de ne plus manger de viande ni de poisson, le dégoût de ces ex-aliments vous envahira à la seule lecture des menus brandis sous votre nez par des serveurs aux desseins plus sournois encore que ceux du diable face à St-Antoine. De même qu’il est réducteur de s’imaginer que la plupart des végétariens n’aimaient sans doute guère la viande avant, ce qui explique leur étrange capacité à adopter un régime alimentaire qu’un vrai gastronome ne peut envisager sans sueurs froides, tremblements et vertiges.

Cette démarche implique des changements et de véritables renonciations. Pour autant, les motivations sont nombreuses, les frustrations sont minimes et elles disparaissent avec le temps, de manière parfois surprenante. Le corps, et la tête surtout, s’habituent à ce que les animaux ne soient plus les objets d’une possible convoitise gustative. Quelque chose se passe vraiment dans nos têtes.

copyright The Vegetarian Society

copyright The Vegetarian Society

Prenons mon cas. Je ne vais certes pas prétendre que j’étais une carnivore insatiable ; je ne supportais rien dans mon assiette qui me rappelle que je m’apprêtais à mettre en bouche une tranche de créature encore vivante il y a peu. Je n’ai jamais non plus supporté les boucheries, dont je trouve l’aspect répugnant, et c’est vrai, n’est-ce pas surréaliste en soi, grotesque dans l’absolu, cet étalage esthétisant de morceaux de cadavres, pieds, intestins, cervelles et langues, artistiquement disposés en un dégradé de rouges sur fonds blancs ? Qui plus est, ces lieux puent la mort, on la sent toujours à l’arrière-plan quelles que soient la quantité de javel et la température frigorifique dispensées pour tromper nos sens ; enfin bref, je m’égare…

Alors comme ça, vous payez quelqu'un pour tuer à votre place et vous mangez les corps, mais vous n'êtes pas un psychopathe?

Alors comme ça, vous payez quelqu’un pour tuer à votre place et vous mangez les corps, mais vous n’êtes pas un psychopathe?

Quoi qu’il en soit donc, malgré tout et nonobstant, le spaghetti bolognaise de ma mère était mon plat préféré avant que je devienne végétarienne. J’appréciais aussi le fondant de l’onglet aux échalotes, la saveur des coquilles St-Jacques, le croustillant du gras d’un magret, et comme tout le monde, j’ingurgitais nonchalamment tranche de saucisson après tranche de saucisson à la moindre occasion. Oui, je connaissais les plaisirs de la chair, crue et cuite.

Fut-ce facile d’y renoncer ? Oui et non. Passés les moments d’euphorie et d’auto-félicitation, l’excitation des nouvelles recettes, nouveaux plats, nouveaux ingrédients et nouvelles saveurs, il faut sortir de chez soi. Il faut expliquer aux amis qu’on aimerait qu’il y ait aussi des légumes crus à l’apéro ou qu’on commande aussi une pizza sans jambon. Puis dénicher au restaurant un plat qui ne comporte ni viande ni poisson mais nous donne quand même envie. Et où qu’on soit, résister parfois à l’appel des odeurs familières et des intitulés qui nous mettaient fut un temps l’eau à la bouche.

En effet, si la chair est faible, son attrait est puissant. Je me souviens en particulier de mes tourments quand on me décrivit la longue préparation d’un jarret enduit de miel et passé au four ; quand mes amis ramenèrent du marché des cuisses de canard pour le barbecue du soir ; les premières fois où de petits bols d’odorant saucisson sec furent déposés à droite à gauche sur les tables basses. Je n’ai pas toujours su résister. Il m’est même arrivé d’avoir une envie irrépressible de hamburger. Pas d’un hamburger maison hein, d’un bon gros hamburger dégueu, du type indigérable en moins de 18 heures, que je ne mangeais même pas avant d’avoir arrêté la viande…

Donc oui, il faut se préparer au fait qu’à un moment la viande nous manque, et que notre organisme en réclame.

Mais mais mais, non seulement ce n’est pas bien grave, mais tout cela n’a qu’un temps. Après tout, quand vous avez décidé de commencer à trier vos déchets, vous ne vous en êtes pas voulu pendant des jours si par malheur vous réalisiez avoir mis le carton dans la poubelle des déchets ménagers ? Vous saviez que votre intention était bonne et qu’à terme, vous alliez y arriver. Ici, d’accord c’est un peu différent, mais bon l’idée à retenir, c’est qu’il faut essayer d’avoir la même attitude. Pas besoin d’être parfait, forcément vous allez reluquer la viande en sauce du voisin alors qu’aujourd’hui vous êtes conscient qu’il s’agit d’un morceau prélevé sur le corps d’un ex-petit agneau adorable qui gambadait tranquillou avec sa maman dans les prés fleuris.

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Mais il y a quelques jours à peine, peu vous importait, alors respirez, pensez au petit bestiau adorable susmentionné ou à toute autre image qui vous a motivé à faire ce choix magnifique du végétarisme et tout va très bien se passer. Que vous craquiez ou non. Vous verrez, votre corps et votre tête vont vous aider, bien plus rapidement que vous ne l’imaginez, à tourner cette page de votre vie alimentaire.

Non seulement on est porté par le bien-fondé de notre démarche, non seulement décliner les tentations est loin d’être insurmontable (je vous suggère quand même d’annoncer votre décision à vos amis et proches, car leur regard sur vous vous aidera à ne pas craquer ; si vous ne dites rien à personne, c’est d’autant plus simple de prendre quelques rondelles de sifflard ni vu ni connu, avant d’aller se flageller dans l’antichambre…), mais en plus et surtout, notre cerveau nous aide à enraciner notre décision, de manière parfois frappante.

Prenons encore moi. Un jour, j’ai décidé de m’accorder une toute petite mais vraiment de rien du tout infraction parce que j’avais vraiment trop envie de ce je-ne-sais-plus-quoi. J’ai vécu un choc et une révélation, frappante, donc : je ne vivais pas du tout le grand moment de plaisir gustatif extatique attendu, avec larme à l’œil et retenez-moi ou je mange tout le reste, mais au contraire un moment très désagréable… Le goût « viandeux », « animal » de ce que j’avais en bouche était bien trop fort; j’avais l’impression de manger je ne sais pas moi, un bout de gibier faisandé, la vieille semelle d’un bouc… en tout cas au lieu de trouver ça bon et de soupirer d’aise, je me retrouvais avec de la chair cuite dans la bouche.

J’étais étonnée, par l’expérience bien sûr, par le fait d’avoir cédé à mes principes pour finalement si peu, mais surtout fascinée ; je pense vraiment que le cerveau reconnecte petit à petit le fait de manger de la viande à des notions négatives, à une façon de vivre et de faire qu’on refuse désormais, et que par conséquent, notre corps ne peut plus vivre cette expérience de manière « savoureuse ». En tout cas, je vous assure que même si je divague sur la plasticité du cerveau et son rôle dans ce processus, vous vivrez aussi ce détachement progressif, ce désintérêt ; et que si vous craquez, eh bien allez-y -c’est mieux que de continuer à fantasmer sur la viande au risque d’abandonner tout à fait- et vous verrez qu’après avoir craqué quelques fois, vous en aurez de moins en moins envie.

Jusqu’à ce que ça vous soit complètement égal. Que vous ne vous souveniez même plus de ce qui vous avait fait craquer, comme je ne me souviens plus de ce qu’était en réalité ce fameux morceau de bouc. Après quatre ans de végétarisme -et quelques infractions plus ou moins assumées-, même écrire certains paragraphes de cet article m’a rappelé à quel point nos choix nous transforment. Paragraphe 6, je ne parvenais pas à décrire ce que je trouvais si appétissant il y a trois ans: j’avais d’abord écrit « cochon », mais c’était un peu dégoûtant ; j’ai réécrit la phrase plusieurs fois sans être satisfaite, et finalement j’ai mis « jarret »…

Aujourd’hui, un cochon n’est plus pour moi autre chose qu’un petit animal génial, et écrire qu’un cochon au miel me donnait à ce point envie d’en manger ne me semble même plus crédible ! Etonnant, non?

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Les deux lapins qui me rendent chèvre

J’ai toujours aimé les animaux, mais c’est à deux lapins que je dois la prise de conscience qui m’a amenée à devenir définitivement végétarienne.

Il y a six ans de cela, j’étais au chômage et, seule chez moi pendant la journée, j’avais terriblement besoin d’une présence. J’avais toujours voulu un chien, mais mon conjoint refusait que nous en adoptions un tant que nous étions en appartement, argument que je ne pouvais qu’accepter.

Un jour, au détour d’une de mes innombrables visites sur des sites proposant des animaux à l’adoption, je vis la photo d’un tout petit lapin, bien entendu invraisemblablement mignon. Tant pis si contrairement à un chien, un lapin n’allait sans doute pas m’offrir une vraie relation, une véritable interaction ; je voulais aimer celui-là.

P'tit Pimousse, vraiment p'tit

Mon P’tit Pimousse, quand il était vraiment p’tit

Eh oui, à l’époque je pensais que la plupart des animaux n’étaient que des boules de poils plus ou moins grosses, munies d’instincts et de besoins. Je ne les en aimais pas moins pour autant, mais je n’en attendais pas davantage.

Quels ne furent pas mon étonnement et ma joie en découvrant semaine après semaine que si regarder vivre cette petite chose et m’en occuper étaient comme je m’y attendais source d’amusement et de réconfort, il était encore plus jubilatoire de déceler chez elle un vrai caractère, une vraie personnalité. Fou de câlins, P’tit Pimousse était aussi curieux, voire casse-cou, et adorait s’endormir près de moi ou se nicher entre mes pieds quand je travaillais.

Deux mois plus tard, nous étions devenus bien trop proches et je craignais le jour où ayant enfin retrouvé du travail, je devrais le laisser seul. Je décidai donc de prendre une petite lapine pour lui tenir compagnie.

P'tit Pimousse rencontre Chipie; c'est l'amour...

P’tit Pimousse rencontre Chipie; et l’adopte.

Chipie, qui a gagné son nom à la seule force de sa chipitude, était effrontée, beaucoup moins sociable et câline que Pimousse, courageuse et… capricieuse, tapant du pied dès que quelque chose la dérangeait. Quelque chose, c’est-à-dire moi m’asseyant dans son canapé ou Pimousse ne lui cédant pas assez vite son morceau de pomme.

La différence entre leurs deux personnalités et la relation qui s’établit entre eux fut réellement une révélation pour moi. Si ces deux petits êtres, en plus d’avoir une personnalité, en avaient qui plus est chacun une, et bien marquée, je ne pouvais qu’en déduire que tous les animaux en ont une ; chèvres, moutons, cochons, vaches, chevaux, lions, pandas, girafes etc, tous les animaux qui peuplent -et embellissent- cette terre, chacun d’entre eux a son individualité, ses traits de caractère, ses envies, ses craintes et ses peines, ses amitiés et ses amours, ses motifs de contrariété et ses moments de joie…

J’ai commencé, et continue aujourd’hui, à regarder différemment tous les animaux, tous les êtres vivants. Je remarque dorénavant tous les chiens que je croise et leur glisse toujours un mot gentil, je m’écarte des pigeons pour les laisser manger tranquilles, je libère les insectes piégés par mes fenêtres, je ne peux plus regarder impuissante la souffrance du poisson étouffant sur l’étal ni supporter l’idée qu’on enlève un veau à sa mère ou des porcelets à la leur, qu’on abandonne un animal, qu’on le torture, qu’on lui donne la vie à la seule fin de le tuer.

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Tout ce petit monde m’importe désormais. C’est un sentiment magique vous savez, source parfois de désespoir oui, mais principalement d’un sentiment profond de paix et de bien-être. Ressentir une immense tendresse pour tout ce qui vit, observer la nature et toutes ses créatures avec admiration et émerveillement, sourire à un chien, admirer l’envol d’un oiseau, tout cela rend véritablement heureux.

Et contrairement à ce que peuvent penser et parfois dire certaines personnes, ma compassion et mon empathie pour l’être humain n’ont pas disparu pour autant ; j’éprouve toujours la même tristesse à voir à quel point il se maltraite et maltraite les siens, et le même besoin de faire ce que je peux au jour le jour, tant pour les malheureux que je croise que pour les gens qui m’entourent.

Mais revenons à nos lapins… Six ans plus tard, la beauté de ces petits êtres si gentils, qui ne vivent que pour la simple joie d’être en vie, au chaud, avec un ami aimé à câliner, et oui bien sûr pas mal de bêtises à inventer, me réjouit toujours autant. Je ne me lasse pas de gagatiser en les voyant lovés sur le canapé, endormis au soleil, en pleine toilette ou agités parce que j’ai changé un objet de place dans l’appartement. Essayez, vous verrez. Quand on regarde un animal, pendant un moment tout ce qu’il y a de laid dans ce monde disparaît et l’essentiel nous touche en plein cœur.

L'amour fol

L’amour fol

Je serais ravie de savoir ce qui vous a poussé à devenir végétarien ou végétalien ; si vous avez un peu de temps pour partager votre histoire avec moi, j’adorerais la connaître.

Bonne journée, et à bientôt.