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L’Odyssée – Chant 1 – Les p’tits bateaux

Dans le premier épisode de mon odyssée particulière, comme dans celui j’imagine de tous ceux qui ont vécu une dépression, ou une grosse déprime, ou un énorme épisode de cafard, le bateau coule. Complètement, totalement, pas un meuble de sauvé, pas un bibelot qui surnage. Le capitaine reste aux commandes de manière purement symbolique, ne sachant plus commander quoi que ce soit, de l’eau plein les poumons, à genoux sur le fond, dans le noir le plus complet. Autour de lui, d’autres corps se meuvent, peut-être y a-t-il des sons, mais pas grand-chose ne lui parvient, si ce n’est la douleur, physique et morale.

Quand le bateau coule, peut-on savoir pourquoi? Y a-t-il de mini-épisodes ou des indices qui auraient pu laisser penser que ou entrevoir qu’éventuellement… Peut-être, peut-être pas. Sans doute que nombre d’entre nous ne savent même plus trop quand ils ont réalisé qu’ils avaient sombré, ou quand ils ont commencé à prendre l’eau. Sans doute aussi, certainement, que chacun de nous a son histoire propre, le bois dont il est fait, l’attention, voire l’amour qui a été apporté à sa construction, ses abordages et sabordages, ses rencontres et son équipage, pirates sympathiques et pleins de vie ou ivrognes manipulateurs et malfaisants… Bref, chacun de nous coule pour ses propres raisons. Et à mon avis, certains se retrouvent au fond des océans sans que rien ne l’explique.

Ce n’est donc pas là-dessus, je crois, que raconter mon expérience peut être d’une quelconque utilité, mais plutôt dans ma réalisation progressive -et souvent confirmée ces derniers temps- qu’une fois sous l’eau, même quand seuls les mollets sont immergés, nous sommes très nombreux à ressentir les mêmes terribles sensations ou l’absence tout aussi terrible d’icelles; à avoir avec plus ou moins d’intensité les mêmes pensées qui tournent en boucle et nous torturent; à vivre des épisodes de paralysie, incapables de nous lever, de sortir, plus d’envie, plus d’énergie, plus de joie…

Chacun apporte bien sûr ses particularités à son tableau tout noir; pour les uns ce sera les crises de panique, pour les autres les crises de rage, l’auto-mutilation, le recours aux médicaments, le déni, que sais-je encore. Nous sommes tous bien spécifiques, mais contrairement à ce que nous pensons et ressentons, nous ne sommes pas seuls à vivre ça “comme ça”. Si vous voulez, c’est un peu comme quand on rencontre l’amour de sa vie. On a tous l’impression que nous c’est différent, on aime plus fort que quiconque a jamais aimé et personne ne peut décrire ce qu’on ressent… Chaque histoire d’amour est unique, oui; et la violence de ce qu’on vit est réelle et nous appartient. Mais si on le voulait, on pourrait très bien partager avec d’autres cette expérience, et apprendre éventuellement auprès d’eux les petites astuces testées avec succès pour faire durer notre bonheur.

Je vous l’avoue, si quelqu’un m’avait servi ce discours il y a quelques mois, je lui aurais sans doute arraché les yeux (et quelques mois avant encore, je me serais juste éloignée avec mon vide et ma certitude désespérée que personne ne pouvait comprendre). Si ce que j’écris vous exaspère et que vous trouvez ça totalement con, c’est normal. Mais je le répète et je vais au bout de mon image douteuse rapprochant les amoureux transis des dépressifs anéantis: de nombreux “symptômes” nous lient et de nombreuses méthodes pour aller mieux conviennent à nombre d’entre nous.

Alors je vais arrêter de préparer le terrain, de prendre des pré-cautions, et je vais me lancer, partager tout ça, en espérant qu’un jour peut-être, quelqu’un s’apercevra que ses pieds sont mouillés et choisira de débarquer, ou qu’un autre, tapi au fond de son lit, allumera son ordi pour chercher la sortie -comme je l’ai fait- et trouvera ma main tendue.

Une odyssée en partage

Plus d’un an que le veggie heureux a disparu… Enfin, je n’ai pas disparu tout à fait ; j’ai bien observé au contraire l’évolution du végétarisme dans le monde, et en France en particulier. Il y a bien des choses à en dire, et toutes positives. Indéniablement, la cause fait des avancées phénoménales, ce qui me réjouit.

Pourquoi alors ne pas avoir écrit, partagé, réagi… Eh bien le veggie heureux a été terriblement malheureux ; j’ai traversé ce que je peux honnêtement appeler je crois le pire épisode dépressif de ma vie. Le végétarisme n’a rien à voir là-dedans, et j’ajouterais même que lorsque prise de doute, cherchant une cause « concrète » à mon état, je fis faire un bilan sanguin, ce dernier se révéla plutôt spectaculaire, notamment au niveau des vitamines C et D, généralement en déficit en hiver. Pas une bonne piste donc, pas une réponse simple à mon sentiment de vide et de mal-être, mais j’étais profondément satisfaite d’avoir cette petite preuve à apporter que l’alimentation végétarienne est formidablement complète et nourrissante.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui je reviens, avec énormément d’histoires à partager. J’ai envie de parler de mon expérience, de raconter l’odyssée, les récifs, les vagues, les marées, les attaques, les questionnements, la souffrance, le néant, la paralysie, les pleurs, la colère, les petits moments d’espoir aussitôt écrasés, la recherche de solutions dans toutes les directions imaginables et la découverte d’un nombre renversant de supports, d’études, de chercheurs, de théories, de pratiques…

Je suis persuadée que mon expérience peut aider d’autres personnes qui vivent ce que je vis ou ont des proches qu’ils ne savent pas comment aider ni même comprendre. Il faut parler de cette souffrance, et proposer ce qu’on a soi-même testé, que ça ait ou non marché, que ç’ait semblé ridicule ou passionnant, efficace ou une perte de temps. Eviter peut-être à d’autres de perdre du temps, ou tout simplement leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls à vivre ces moments dévastateurs, à penser ces pensées sombres, à avoir sombré.

Et je n’ai pas envie de détruire mon blog de veggie pour créer un site « dédié » ; peut-être qu’un jour prochain j’écrirais un post avec une recette, ou une analyse des nouvelles publicités sur les produits laitiers, ou des extraits des dossiers parus l’an dernier sur la viande et l’environnement. Entre autres idées qui reposent dans un coin de ma tête, le coin qui va mieux ! C’est mon blog, je m’y suis attachée, et il est un peu le miroir de qui je suis, alors pourquoi ne pas le garder et juste prendre un petit virage ? Après tout, c’est toujours de partage, de respect de la vie et de grandes questions sur la responsabilité et le bien-être qu’il s’agit…

Au programme donc des semaines à venir, dans le désordre et à travers mes propres expériences et découvertes, la quête de sens, les besoins fondamentaux, le désespoir et le suicide, le fonctionnement du cerveau, les « chercheurs » et la science du bonheur, la dépression, la respiration, le yoga, la médication, des vidéos, de la musique, des articles scientifiques, une présentation de Tara Brach, Rick Hanson, Kristin Neff et encore bien d’autres personnes, concepts, tentatives, idées, propositions….

La publicité – Indices et preuves de l’avancée du végétarisme

Le monde de la publicité en dit beaucoup sur les changements de mentalité et de modes de consommation. Il les accompagne, les renforce, ou au contraire essaie de les contrecarrer.

J’ai remarqué qu’il y a depuis quelques mois de plus en plus de publicités vantant les mérites du lait. Avec des sportifs, des enfants, des gentilles vaches soi-disant ravies qu’on leur enlève leurs veaux pour prendre leur lait et le foutre dans des briques. L’une d’entre elles est très belle d’ailleurs. Et bien pensée, utilisant pour sa défense les arguments de poids que sont les vitamines et minéraux contenus dans le breuvage, et l’imagerie du chevalier, si chère aux bambins.

Le lait, une force de la nature

Difficile de ne pas en conclure que l’industrie du lait tremble face à la chute des ventes. Qui va forcément s’intensifier, étant donné l’intérêt croissant que portent les gens à ce qu’ils mangent, et plus encore, à ce qu’ils donnent à manger à leurs enfants. Entre les intolérances au lactose et les articles répétitifs expliquant pourquoi les enfants humains ne devraient pas boire le lait des enfants des vaches, l’idée a fait son chemin que le lait finalement, ce n’est pas un ami pour la vie. Et j’en suis ravie!

Je suis certaine que la tendance ne va pas s’inverser; il y a un moment où l’idée a fait son chemin et où le retour n’est plus possible. Il n’y a qu’à voir la douce folie qui entoure le désormais diabolisé gluten pour s’en rendre compte. Je suis sûre qu’il y a des gens qui admettent que c’est un tantinet excessif, qui savent que les marques en profitent pour leur vendre des produits “sans” trois fois le prix du “avec”, mais qui préfèrent ne pas parce que quand même on ne sait jamais… L’idée est installée. Au revoir, le lait!

Et hier, étonnement et joie, j’ai vu pour la première fois une publicité pour le lait d’amande. Judicieux! Forcément, certains malins vont y voir une opportunité commerciale, eh bien tant mieux pour eux. Qu’ils nous amènent des substituts de poulet et des fromages sans lait comme il en existe dans les pays britanniques, des gâteaux sans oeufs ni lait, des sauces sans crème! Allez-y les malins, c’est le moment et on vous attend! C’est vrai, quand vous voyez ce qu’ils montrent sur les sites britanniques, c’est à devenir fou, pas étonnant que là-bas ils se permettent des slogans du genre “être vegan, c’est tellement facile”! Ils ne se rendent pas compte que nous, on doit se rendre dans des magasins bio où jamais je n’ai d’ailleurs toujours pas vu une seule variété de fromage vegan , ou commander sur des sites vegan, ou tout faire nous-mêmes, ce qui n’est ni simple, ni forcément motivant pour des gens qui ne sont pas trop sûrs de vouloir faire le pas.

Personnellement, ça m’est égal d’avoir dans mon assiette quelque chose qui ressemble à de la viande; mais il est évident que je convaincrais plus facilement mon conjoint, mes amis et leurs amis de tenter l’aventure en leur servant chaque jour des plats qui ressemblent à ceci:

Eh bin si, aussi!

Absolument vegan

 

Mais oui, vegan!

Mais oui, vegan! Et là-dessous, aussi!

Absolument vegan!

Et puis certaines personnes essaieraient juste pour voir, et la cause avancerait d’autant! Car elle avance, de plus en plus vite, ce n’est ni un voeu pieux ni une illusion: depuis 2 ans je constate très concrètement les changements, dans les journaux, sur internet, dans les magasins, chez les gens avec qui je parle, que je connais ou que je croise. La cause animale, l’horreur des élevages intensifs, la nocivité de la viande, les scandales alimentaires, la recherche d’une alimentation saine et maîtrisée, tous ces arguments prennent racine pour que dans de plus en plus de foyers on mange de moins en moins de viande.

La dernière pub du jour, un vrai bonheur, je ne m’y attendais même pas de sitôt et si, ça y est, c’est fait:

Le végétal n’a pas fini de vous surprendre

Un jeu très actuel, pour revenir à nos fermes d’antan

Quelques jours après avoir écrit mon dernier post, je suis tombée sur un site mentionnant un jeu “honnête” pour les enfants; je suis de ce pas allée voir ce qu’il en était et en effet! L’association CIWF (une ONG œuvrant pour des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal) a créé un jeu de ferme, tout à fait dans le même style que ce qu’on fait habituellement au niveau des couleurs, des formes simples et des mignons animaux, si ce n’est que l’idée est d’en entasser le plus possible, de leur donner des antibiotiques afin qu’ils soient “en bonne santé”, de déforester un maximum pour les nourrir, avant de les transformer en mini-tranches de lard ou en bouteille de lait qu’on emmène ensuite au supermarché dans un adorable camion!
antibiotics take-your-food-to-marketAbsolument excellent. Je pense que ce serai un outil pédagogique parfait pour expliquer aux enfants ce qui est fait dans le vilain monde de l’élevage intensif, partout sur la planète. En plus, les enfants aimeraient y jouer, il n’y a qu’à voir l’objet pour en être persuadé! Mais Your Farm n’est pas fabriqué ni vendu, bien sûr. Il s’agit d’une campagne, vraiment géniale, visant via l’adhésion à la liste des #FarmFixers (autrement dit, ceux qui “réparent” le système) et à diffuser le message auprès de personnes influentes. N’hésitez pas à vous inscrire (http://bit.ly/1MTTDH7) ou à aller regarder la publicité qu’ils ont conçue, également parfaite :  http://bit.ly/1Uct0Dh, ou encore leur site: www.ciwf.fr
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De mon côté, je souhaite la fin de la consommation d’animaux, qui implique celle de l’élevage, mais il est indéniable que ce serait déjà une excellente chose si les animaux vivaient dans de meilleures conditions. Cet été, j’étais en Ecosse pour une dizaine de jours, et même si je sais qu’ils sont particulièrement fiers de leurs vaches Angus dont les steaks sont vantés dans pratiquement tous les restaurants, ainsi que leurs agneaux, snif, j’étais constamment émue de voir partout les moutons gambader dans des collines à perte de vue, les vaches se promener avec leur veau dans l’herbe vert vif, sans parfois ne serait-ce qu’apercevoir de clôtures. Je ne pouvais que penser à tous leurs congénères, enfermés dans des espaces ridicules et malodorants, torturés physiquement et psychologiquement, séparés de leurs petits, et me dire qu’à choisir, le “système” écossais m’irait -et leur irait, surtout!- bien mieux.
IMG_0558Le système écossais étant tout simplement comme vous le savez bien, l’exemple de ce qui se faisait avant; un élevage raisonnable, avec un nombre censé d’animaux qui vivaient à l’extérieur et mangeaient ce qu’ils sont naturellement supposés manger, respirant l’air frais, les sabots dans l’herbe et la terre…

Bin oui, c’était mieux avant 😉 et ça fait du bien parfois de voir encore des animaux comme ceux-ci, heureux et tellement beaux. Libérons tous les autres!! Et les cochons, et les poulets et les lapins et les lions et les orques et les dauphins, etc… En mangeant moins ou pas de viande ni de poisson, on va forcément réussir à provoquer une réaction, ne serait-ce que parce que les élevages intensifs n’auront plus de raison d’être. Vivement ce jour, qui approche, j’en suis certaine!

Bonne journée et bon week-end à tous, et un grand merci d’être là.

Les animaux, les enfants, et ce qu’on leur sert

Avez-vous remarqué que les enfants commencent quasiment toujours par imiter les différents cris des animaux, avant d’imiter ceux de leurs parents ? Combien y a-t-il de jeux différents pour apprendre aux tout-petits à faire miaou comme le chat, wouf comme le chien, meuh comme la vache et grouik grouik comme le cochon, savoir qui mange quoi, reconnaître les habitats des uns et des autres, différencier le pelage du plumage de l’écaille et du cuir ? Et je ne parle même pas des livres et dessins animés innombrables ou des omniprésentes peluches, que l’enfant peut serrer contre lui dès l’âge de 3 mois et jusqu’à celui de 99 ans si ça lui chante.
Livres et jeux enfants animaux
Peut-être que tous les enfants ne sont pas systématiquement ou naturellement attirés par les animaux, qui peuvent aussi simplement les intriguer ou leur faire peur, mais tout de même, on peut constater chez eux un net penchant pour ces autres êtres vivants tout doux à caresser. D’ailleurs, qui n’a pas vécu la joie d’emmener un enfant au parc et de constater la sienne à la vue de l’un ou l’autre animal, à l’approche d’un lapin, d’un veau ou d’un petit mouton ?
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Avez-vous remarqué également que les enfants semblent tous traverser une période pendant laquelle ils ne veulent plus rien manger d’autre que du jambon et des saucisses accompagnés de coquillettes ou de purée, alors qu’à peine quelques mois avant, ils dévoraient des petits pots de fruits et légumes qu’ils ne recommenceront à aimer qu’une fois passée l’adolescence ?

Quel rapport me direz-vous ? Enfin, non, je suis sûre que vous ne me direz pas ça, mais ce rapport précisément, pourquoi n’est-il jamais fait clairement ? Ne serait-il pas normal d’expliquer à l’enfant qui s’apprête à déguster sa première tranche de jambon, sa première rondelle de la matière qui constitue une saucisse herta, d’où provient cette matière ? Comment on va tuer le porcelet qui l’a tellement fait rigoler le week-end dernier, comment on va dépecer le lapin qui l’a rendu hystérique d’émerveillement enfantin ? Et comment tous ces animaux sont traités au quotidien pour finir dans des paquets cellophanés?
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Non, parce qu’il ne faut pas traumatiser les enfants, surtout pas en leur disant la vérité.
Pourtant, c’est la vérité. Et je trouve triste le contraste entre cette place prédominante que prend le monde animal dans le développement de l’enfant et dans son monde affectif, et celle qu’il ne prend plus du tout quand il s’agit de se mettre à table. Je comprends l’existence de ce paradoxe, mais j’ai de plus en plus de mal à le trouver normal. Tout comme je me fatigue doucement de cet autre contraste, celui entre les gros rires qui fusent si un enfant s’exclame devant moi qu’il adoooore le caneton farci , et les gros yeux qui me foudroient si jamais je suggère en chuchotant bien loin de toutes les mini-oreilles que cette visite à la ferme en mode bisounours est peut-être un peu hypocrite -tous ces « tu as vu mon chéri comme il est mignon le petit nanio », alors qu’on sait que deux jours plus tard la gorge du petit nanio sera tranchée pour que Pâques ait le même goût que l’année précédente …
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Que les enfants décident une fois qu’on leur a tout expliqué qu’ils ont quand même envie de manger du saucisson, du lapereau ou des cuisses de grenouille, soit, mais mon avis reflète plutôt celui exprimé par Harvey Diamond : « Mettez un enfant dans un berceau avec une pomme et un lapin. S’il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une voiture neuve ! ». Bon, soyons clairs, je ne vous achèterai pas de voiture, à la rigueur une trottinette, c’est moins polluant, moins dangereux et plus joli. Et jamais non plus je ne parlerai aux enfants de qui que ce soit à la place de leurs parents ; mais je pense vraiment que c’est une question à se poser, et que les enfants se poseront de toute façon un jour.

Copyright: Elena Shumilova - Ses photos sur https://500px.com/ElenaShumilova

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Et non, les images agrémentant votre lecture de ce post ne contiennent aucun message subliminal 😉